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Edward aux mains d'argent ( Edward Scissorhands )

Ce film de Tim Burton ( directeur de Batman et BeetleJuice ) est étrange, sensible, tendre, délicat, beau, humouristique et émouvant.

Mon avis :
Un chef d'oeuvre, un exploit, un succès, une merveille, une grande réussite, un miracle ! C'est pour moi le meilleur film de Tim Burton et le plus beau... Bref, mon préféré Burton. Si vous ne l'avez pas vut, il faut que vous le voyez absolumment.



Fiche du film

Date de sortie : 10 Avril 1991

Date de reprise : 4 Avril 2001

Réalisé par : Tim Burton

Avec Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest, Vincent Price


Film américain

Genre : Comédie, Fantastique, Romance, Drame, Humour, Comédie dramatique

Durée : 1h 40min.

Année de production : 1990

Titre original : Edward Scissorhands

Critiques Spectateurs : ****

Synopsis:
Edward Scissorhands n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.


Casting complet

Réalisation
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Réalisateur Tim Burton


Acteur(s)
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Edward aux mains d'argent / Johnny Depp
Kim Boggs / Winona Ryder
Peg Boggs / Dianne Wiest
Jim / Anthony Michael Hall
le plongeur / Steven Brill
Joyce Monroe / Kathy Baker
Kevin Boggs / Robert Oliveri
Helen / Conchata Ferrell
Marge / Caroline Aaron
Bill Boggs / Alan Arkin
L'inventeur / Vincent Price


Scénario, production
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Scénariste Caroline Thompson
Tim Burton
Producteur Tim Burton
Productrice Denise Di Novi
Production 20th Century Fox, U.S.A.


Equipe Technique
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Compositeur Danny Elfman
Directeur de la photographie Stefan Czapsky
Monteur Colleen Halsey
Richard Halsey
Chef décorateur Bo Welch
Producteur exécutif Richard Hashimoto
Producteur associé Caroline Thompson



Alors maintenant, à vous de découvrir ce chef-d'oeuvre...

# Posté le mercredi 15 février 2006 11:39

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:17

L'histoire

L'histoire
Il était une fois, dans un vieux manoir gris et sale niché au sommet d'une petite montagne vivait un génial inventeur. Sa plus grande création était prénommée Edward. Mais hélas, bien que gratifié d'un charme irrésistible, ce dernier n'était pas tout à fait parfait. La mort soudaine de l'inventeur l'avait laissé pourvu de ciseaux acérés en guise de mains. Edward vivait reclus dans l'obsucurité jusqu'au jour où la douce demoiselle Avon ( Peg Boggs ) lui fit goûter aux joies d'un véritable foyer. Ainsi débutent les aventures fantastiques de Edward dans un paradis aux couleurs pastel connu sous le nom de Suburbia. Peg fait visiter à Edward sa maison et présente sa famille sur les photos. Mais dès que Peg lui montra les images de sa fille "Kim", Edward tombe éperdumment de cette dernière. Joyce, Marge, Helen et les autres sont curieuses de savoir qu'elle est cet invité mystère et demandent à Peg un barbecue pour faire connaissance et Edward fut maintenant la personne parfaite de toute la ville et Edward va commençer une créativité remarquable ( sculpter ) mais il va apprendre aussi à ( coiffer, à réparer, à cuisiner ).

# Posté le samedi 25 février 2006 11:23

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:39

~ GoOd NeW ~

~ GoOd NeW ~
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Edward aux mains d'argent s'est refait un DVD tout neuf je l'ai vut dans un magazin mais je n'ai toujours pas trouvé sur @ la couverture du DVD.


Donc, je vais essayez de vous la décrire, Edward est à droite et à gauche de lui se trouve la ville de Suburbia comme les affiches normales sauf qu'elle est encore plus colorée et derrière la ville se trouve le château de l'inventeur.

Le derrière, Edward et Kim s'enlaçant ( en haut ) et je me rapelle qu'il y avait écrit De Tim Burton réalisateur de ( Charlie et la chocolaterie ) et ( Les Noces Funèbres ).

# Posté le mardi 28 février 2006 17:26

Modifié le mardi 10 juillet 2007 08:48

Tim Burton / Réalisateur

Tim Burton / Réalisateur

Tim Burton, ressemble en tout point à l'image d'Épinal de l'Artiste avec un grand A. Un peu dingue, un peu bizarre, névrosé, original et génial. Tim Burton est un Personnage. A tel point qu'il n'hésite pas à se mettre en scène de manière plus ou moins détournée dans la grande majorité de ses œuvres. Il est évidemment le Vincent Maloy de son premier court-métrage, il est l'Edward aux mains d'argent, il est l'Ed Wood avec du talent, etc... Il est même un patchwork des enfants bizarres de The Melancholy Death of Oyster Boy. Burton est un Auteur, c'est indéniable. Certains en arrivant à dire qu'il fait des films "juste pour lui", comme pur plaisir ou pure cure psychanalytique. Cela est tout à fait vrai, et c'est la définition même de la créativité artistique. Burton fait SES films, il raconte les histoires dont il a envie. Et il normal et même rassurant qu'il ne fasse pas l'unanimité. Si un film de Burton remporte du succès critique ou/et public, c'est qu'il y a eu erreur d'interprétation ou/et effet de mode. Car le monde burtonien est à l'image de son créateur, complexe, infiniment riche, extrêmement sombre et délicatement enfantin et innocent, en un mot : magique.

Et c'est donc pour cela que la biographie de Burton est très courte à faire. Celui-ci parle beaucoup plus de lui à travers ses œuvres qu'explicitement. Son ouvrage, Burton On Burton, parle essentiellement de la création de ses films et possède très peu d'éléments véritablement auto-biographiques. D'ailleurs la vie de Burton est vraiment intéressante lorsqu'elle est en rapport avec les œuvres ou lorsqu'elle les explique. Je parle de la création des films et de leur contenu implicite dans la section filmographie, donc ici je vais brièvement présenter quelques points essentiels de la vie de Tim Burton, mais surtout des éléments susceptibles d'éclairer son "univers".

Tim Burton est né le 25 Août 1958 dans la ville de Burbank en Californie. Une banlieue typique telle qu'on les voit dans les films de Spielberg. Il fut l'aîné de Bill et Jean Burton, qui trois ans plus tard lui donnèrent un frère, Daniel. Bill Burton travaillait au Burbank Parks and Recreation Departments et Jean Burton était gérante d'une boutique de cadeaux, Cats Plus, dont tous les produits possédaient un motif félin (ce qui fait écho au symbole des entreprises Schreck dans Batman Returns). Burbank est une ville très proche de Los Angeles, dans laquelle sont installés les studios de Warner Bros, Disney, Columbia et NBC.

Très tôt, Burton se sent mal à l'aise dans cette banlieue banale et aseptisée. Et c'est dans Edward Scissorhands qu'il dépeindra le plus cette enfance ennuyante et triste. Burton définit ainsi Burbank : "It could be Anywhere USA". Pour échapper à la monotonie de la vie hypocrite et routinière de la banlieue, Burton se réfugie dans le monde du cinéma et de la télévision.

Et c'est ici qu'il faut se détacher d'une étude chronologique de la vie de Tim Burton pour s'intéresser plus particulièrement aux images, aux personnages, aux œuvres qui ont marqué et créé son univers si particulier.


Les Films :

Tim Burton n'est pas un fan des Grands Classiques. Il avouait en 1995 avoir vu Citizen Kane, "il y a longtemps", mais qu'il ne s'en souvenait pas du tout. De même il avouait n'avoir quasiment jamais vu un seul film "à Oscars". Burton est avant tout un fan de films d'horreur et de science-fiction. Adolescent il se débrouillait pour découvrir sur grand écran la majorité des séries B ou Z de l'époque. De la Black-exploitation pure comme Scream Blackula Scream, des grands classiques de la Hammer comme Dr Jekyll and Sister Hyde, etc...

L'un de ses films favoris est le célèbre nanar The Brain That Wouldn't Die, qu'il découvrit à la télévision et qu'il qualifie de "tellement horrible qu'il en devient beau, de manière un peu surréaliste". Il adore aussi Jason et les Argonautes, essentiellement pour l'ambiance mythologique et les incroyables effets spéciaux de Ray Harryhausen (effets spéciaux d'animation qu'il ne cessera de reproduire ou de chercher à reproduire dans ses propres films).

Il est aussi bien évidemment fan de grands classiques du Fantastique comme Frankenstein de James Whales (dont l'imagerie est présente dans à peu près tout ses films), King Kong de Cooper, The Creature from the Black Lagoon de Jack Arnold, Dracula de Tod Browning (Ah ! Bela !), Godzilla d'Inoshiro Honda (présent là aussi dans bon nombre de ses films), etc... Et bien sûr, Burton adore les films de Vincent Price, en particulier la série d'adaptation de Poe par Roger Corman, dont les titres phares sont des merveilles comme La Chute de la Maison Usher, La Chambre des Tortures ou bien encore Le Corbeau.

De ses goûts cinématographiques on peut tirer les deux principales idoles du jeune Burton. Vincent Price, évidemment, qu'il a eu la chance de rencontrer quelques années avant sa mort. Il lui a dédié son premier court-métrage, Vincent, Price récitant de sa voix unique le texte écrit par Burton pour le film. Burton lui a aussi donné son dernier rôle sur grand écran, celui de l'Inventeur dans Edward Scissorhands, tout un symbole, très émouvant. Et il lui a aussi consacré tout un documentaire, malheureusement inédit en France. Et leur amitié trouve son écho dans l'amitié Wood/Lugosi d'Ed Wood.

Une autre de ses idoles est "le type qui est à l'intérieur du costume de Godzilla". Dans son enfance Burton avait pour ambition de devenir l'acteur dans la peau du monstre mythique du cinéma japonais. Il rêvait de passer ses journées à écraser des maquettes de villes et à se bagarrer avec d'autres monstres en caoutchouc. Un bien beau rêve, il faut l'avouer.


Les Livres :

Tim Burton avoue ne pas lire beaucoup. Il n'est pas très intéressé par la littérature. Et il apprécie surtout les livres pour enfants du Dr Seuss, dont le célèbre The Cat In The Hat et The Grinch That Stole Christmas dont il s'est inspiré pour créer The Nightmare Before Christmas. Burton aime ces histoires simples en apparence mais d'une grande complexité symbolique. De la subversion cachée derrière des histoires enfantines... toute l'œuvre de Burton se définit ainsi.

Et par suite il adore aussi les contes pour enfants, son favori restant la Belle et la Bête, thème que l'on retrouve dans un grand nombre de ses œuvres, encore. On peut citer ses paroles à propos du mythe de The Beauty and The Beast : "C'est vraiment un thème dont on pourrait faire des centaines de variantes et qui me plairait toujours. Sauf le dessin animé qui a été fait récemment par Disney. Celui-là ne m'a pas plu du tout." Pas de doute, Burton a toujours en travers de la gorge son passage dans les studios Disney...

Pour ce qui est de la poésie, Burton est bien évidemment fan d'Edgar Allan Poe, et plus particulièrement de The Raven, poème gothique et bouleversant.


La Musique :

En matière de musique, voici comment Burton définit ses goûts : "j'aime tout, du moment que c'est... dramatique". Il aime de nombreux genres sauf la country (ce qui est logique, la country étant le musette américain). En musique classique il adore Bach. Mais il est surtout fan de la musique de la fin des années 70 et du début des années 80. Pas le disco, bien sûr, mais bien le punk, la cold wave et la new wave. Son groupe favori restant Cure. Il emprunte d'ailleurs l'apparence du leader du groupe, Robert Smith, pour trouver l'esthétique d'Edward et même sa propre apparence (cheveux en bataille). L'univers de Cure correspondant là encore à celui de Burton. Sombre, tortueux, romantique et parfois traversé d'éclairs de gaieté lumineux. Il aime aussi les Sex Pistols, les Dead Kennedys... Un homme de goût, donc... Mais aussi Siouxsie and the Banshees, qu'il invitera sur la bande originale de Batman Returns pour un Face To Face historique. Budgie, le batteur des Banshees (et maintenant la moitié des Creatures avec Siouxsie) parle de sa collaboration avec Burton comme d'une expérience fascinante. Et enfin Oingo Boingo, le groupe de Danny Elfman, dont l'univers est véritablement très proche de celui de Burton. A tel point que Danny Elfman deviendra son ami et son compositeur fétiche.


Que dire de plus ? Que l'objet fétiche de Tim Burton est une paire de chaussette à rayures noires ? Et bien oui, il les porte dans toutes les grandes occasions. Par exemple lors de la remise des prix à Cannes en 1997 lorsqu'il était membre du Jury (c'est vrai, j'ai les images !). Les rayures que l'on retrouve (avec les coutures) très souvent dans son imagerie.

En 1992, Burton rencontre Lisa Marie, une ex-mannequin. Leur relation fait immédiatement "tilt !". Car ils possèdent le même univers, la même biographie, les mêmes fascinations. Lisa Marie devient immédiatement LA Muse burtonienne. Elle est le modèle de ses photos les plus délirantes et les plus sublimes. Il lui dédie son livre, The Melancholy Death of Oyster Boy. Il en fait sa nouvelle actrice fétiche. Lisa Marie apparaissant pour des rôles de plus en plus importants dans tous les films de son compagnon depuis leur rencontre. En 1995 dans Ed Wood elle est une Vampira encore plus plantureuse et fascinante que l'originale. En 1997 elle est la fausse martienne de Mars Attacks !, une prestation muette et anthologique. En 1999, elle est la mère d'Ichabod Crane, apparaissant dans les plus belles scènes de Sleepy Hollow.

Pourtant, durant le tournage de la Planète des Singes en 2001, Tim Burton rencontre Helena Bonham Carter. Celle-ci vient remplacer Lisa Marie dans son cœur. Aujourd'hui Tim Burton est papa et bientôt peut-être marié avec l'actrice de Fight Club.

Tim Burton fait donc preuve d'une unité thématique exceptionnelle. Utilisant tous ses fantasmes, toute l'imagerie de son enfance pour transcender ses œuvres. Mais finalement peu importe la biographie de l'auteur, les images et les textes parlent bien mieux d'eux-mêmes et de lui-même...

# Posté le samedi 04 mars 2006 15:10

Modifié le mardi 10 juillet 2007 14:04

Johnny Depp

Johnny Depp
Fils d'un ingénieur et d'une femme de ménage, Johnny Depp se passionne pour la musique en assistant à un spectacle de gospel. Il rejoint alors le groupe The Flame, qui devient The Kids, et fait la première partie de la tournée d'Iggy Pop. Deux ans plus tard, les musiciens se rendent à Los Angeles, mais la formation ne remporte pas le succès escompté. C'est à cette période que Johnny Depp fait la connaissance de Nicolas Cage grâce à la maquilleuse Lori Allison. Ce dernier organise une rencontre avec son agent, une rencontre qui débouchera sur un petit rôle dans Les Griffes de la nuit (1984) de Wes Craven.

Johnny Depp s'inscrit ensuite au Loft Studio de Los Angeles pour suivre des cours de comédie. Une fois sorti de l'école, il est enrôlé chez les marines de Platoon, puis connaît la célébrité avec le lancement en 1987 de la série pour ados 21 jump street. Sa carrière lancée, il choisit de rompre avec l'image véhiculée par la télévision, celle d'un jeune acteur pour midinettes, afin de jouer sous la direction de John Waters dans le satirique Cry-baby (1990). La même année, en interprétant Edward aux mains d'argent, il entame avec le réalisateur Tim Burton une fructueuse collaboration qui se poursuivra en 1994 avec Ed Wood, en 1999 avec Sleepy hollow, la légende du cavalier sans tête et en 2004 avec Charlie et la chocolaterie.

Prenant ses distances vis-à-vis de l'industrie hollywoodienne, Johnny Depp collabore avec des cinéastes aussi talentueux que Emir Kusturica (Arizona dream, 1992), Lasse Hallström (Gilbert Grape, 1993 ; Le Chocolat, 2001) ou encore Jim Jarmusch (Dead man, 1995). Fort de cette expérience, il passe à la réalisation en 1997 avec The Brave, qui ne remportera pas le succès escompté, et ce malgré la présence au générique de son ami Marlon Brando. De retour devant la caméra, il s'éloigne des personnages romantiques et poétiques pour jouer les flics infiltrés dans la mafia dans Donnie Brasco (1997), les journalistes déjantés dans Las Vegas parano (1998), les chercheurs de livres rares en proie au fantastique dans La Neuvième porte (1999) ou les trafiquants de drogue dans Blow (2001).

Malgré l'échec cuisant du thriller Intrusion (1999) et l'abandon du tournage chaotique de L'Homme qui tua Don Quichotte, film inachevé de Terry Gilliam qui donnera naissance au documentaire Lost in la mancha (2003), Johnny Depp garde la confiance des studios. Traquant Jack l'éventreur dans From hell (2002), il adopte un look proche de celui de Keith Richards pour les besoins de la saga Pirates des Caraïbes (2003). De l'univers des flibustiers à celui de Peter Pan, il n'y a qu'un pas qu'ose franchir l'acteur en se glissant en 2004 dans le costume cintré du dramaturge J.M. Barrie, auteur du mythique récit, pour le Neverland de Marc Foster.

# Posté le samedi 04 mars 2006 15:16

Modifié le mardi 10 juillet 2007 13:50